9 électeurs français sur 10 souhaitent que le gouvernement s’engage pour un traité international réglementant les armes autonomes – Le Président Macron doit agir.
Les premières négociations en vue d’un traité visant à encadrer les armes autonomes pourraient débuter en Novembre. À la veille de cette réunion décisive des Nations Unies (ONU), un sondage révèle que 89% des électeurs français trouvent que la France devrait jouer un rôle important dans les appels pour un traité international limitant l’utilisation militaire de l’IA.
Réalisé auprès de 2 000 personnes en France à la demande du Future of Life Institute, le sondage révèle que :
- 89 % des électeurs français estiment qu’il est au moins « assez important » que leur gouvernement joue un rôle important dans les efforts visant à réglementer les armes utilisant l’IA, et près d’un tiers (28,2 %) le considèrent « très important ».
- 92 % des électeurs français sont favorables à un traité international visant à contrôler l’utilisation des armes autonomes
- 86 % s’inquiètent de l’utilisation croissante des armes autonomes sur le champ de bataille.
Les premières négociations en vue d’un traité visant à encadrer les armes autonomes pourraient débuter en Novembre. À la veille de cette réunion décisive des Nations Unies (ONU), un sondage révèle que 89% des électeurs français trouvent que la France devrait jouer un rôle important dans les appels pour un traité international limitant l’utilisation militaire de l’IA.
Réalisé auprès de 2 000 personnes en France à la demande du Future of Life Institute, le sondage révèle que :
- 89 % des électeurs français estiment qu’il est au moins « assez important » que leur gouvernement joue un rôle important dans les efforts visant à réglementer les armes utilisant l’IA, et près d’un tiers (28,2 %) le considèrent « très important ».
- 92 % des électeurs français sont favorables à un traité international visant à contrôler l’utilisation des armes autonomes
- 86 % s’inquiètent de l’utilisation croissante des armes autonomes sur le champ de bataille.
Ces résultats font suite à une année marquée par une escalade significative de l’utilisation militaire de l’IA, notamment en Ukraine, à Gaza et en Iran, avec notamment des preuves de l’implication de l’IA dans l’attaque perpétrée en février contre une école à Minab, en Iran, qui a coûté la vie à 123 écolières. Un rapport de l’ONU établit un lien entre l’utilisation militaire de l’IA et la forte augmentation, l’année dernière, du nombre d’enfants décédés dans les conflits.
Le sondage a également révélé une préoccupation généralisée face au pouvoir des géants de la technologie, ainsi qu’une forte attente que le gouvernement agisse afin de réduire les risques liés aux nouvelles technologies. Ces résultats interviennent dans un contexte d’inquiétude croissante concernant les entreprises américaines spécialisées d’IA militaire, comme Palantir et Anduril, et les risques liés à leur implication dans les infrastructures françaises.
En septembre, 128 États participant à la Convention des Nations unies sur certaines armes conventionnelles (CCAC) se sont accordés sur un texte qui pourrait servir de base aux négociations. Ce texte prévoit notamment un contrôle humain effectif des systèmes d’armes autonomes, ainsi que des limites concernant leur portée et à la durée pendant laquelle leur utilisation est autorisée.
Les organisations de la société civile font pression sur le président Emmanuel Macron pour qu’il « fasse tout ce qui est en son pouvoir » afin de garantir l’ouverture de négociations sur un traité, que la France affirme déjà soutenir. Des sondages similaires ont également été menés au Royaume-Uni et en Allemagne, où les gouvernements se déclarent en principe favorables à un tel traité. Elles ont fait apparaître des niveaux de soutien comparables.
“Nous soutenons l’idée d’une régulation globale de l’IA mais il est clair que la question des usages militaires et en particuliers des armes autonomes constitue une priorité et un point d’appui décisif pour cela” déclare le député Aurélien Saintoul.
“Face à une intelligence artificielle qui démultiplie le potentiel offensif et destructeur des armes, nous ne pouvons laisser la décision d’employer la force létale échapper au contrôle humain. Remettons le droit international humanitaire au cœur des relations internationales et réaffirmons notre attachement aux grands principes qui fondent notre humanité commune. Il est temps que la communauté internationale s’engage clairement sur la voie d’un traité juridiquement contraignant : la décision de tuer ne peut être laissée à des machines hors de contrôle. La voix de la France doit se faire entendre.” ajoute le député Pierre Pribetich.
“Les machines ne devraient jamais être en mesure de mettre fin à une vie humaine. Les gouvernements doivent agir dès maintenant, avant que les humains ne perdent le contrôle et que toute responsabilité soit contournée. Les faits sont clairs. Des majorités écrasantes à l’échelle internationale s’opposent à la prolifération des armes autonomes. Au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, des majorités écrasantes souhaitent que leurs gouvernements prennent les devants pour garantir l’existence d’un instrument juridiquement contraignant. Il n’y a pas de temps à perdre.”
– Anna Hehir, Responsable de la gouvernance de l’IA dans le domaine militaire, chez Future of Life Institute
Note à l’attention des rédacteurs
L’enquête a été réalisée par Dynata du 9 au 17 septembre 2026. L’échantillon comprenait n=2 021 adultes au Royaume-Uni, n = 2 002 adultes en Allemagne et n = 2 014 adultes en France. Les données ont été recueillies selon des quotas représentatifs à l’échelle nationale dans les trois pays, en fonction de l’âge, du sexe et du niveau d’études.